Mise à jour des négociations: deuxième dernière journée

Les négociations accélèrent aujourd’hui. On risque d’avoir une conférence avec peu d’avancement lorsqu’on avait besoin de faire de vrais pas. Si le Canada réussit ses démarches, on aura même une situation qui est pire que celle qu’on avait au début des négociations.

La contribution du jour du Canada a été de dire que le principe de responsabilité partagée mais différenciée n’était qu’un problème auxiliaire aux négociations. En réalité, le concept est un fondement des négociations, et particulièrement du protocole de Kyoto. Le concept établi la responsabilité primordiale des pays industriels qui ont émis la plus grosse partie historique des émissions qui réchauffent le climat et ont davantage des moyens financiers, technologiques et humains. Le Canada demande que tous les pays réduisent leurs émissions, malgré le fait que Canada émet sept fois plus d’émissions per capita de que la Chine et encore plus par rapport à d’autres pays en voie de développement.

Ce que le Canada tente de faire est de décevoir les canadiens pour remettre à plus tard toute action contre le changement climatique. On dit à la population canadienne qu’on ne devrait pas agir parce que les autres n’agissent pas. Ceux-ci émettent énormément de gazes, comme ils sont des pays énormes. Mais, le Canada avait commis à réduire ses émissions de 4% en dessous du niveau de l’an 1990, alors qu’on les a augmentées de 40%. C’est nous qui avons une position répréhensible. Pourquoi les pays en voie de développement qui luttent pour réduire la pauvreté extrême de beaucoup de leur population devraient se commettre à des réductions si le Canada et d’autres pays développés abusent des engagements qu’ils ont faits. C’est alors qu’aujourd’hui le Canada a gagné un autre fossile du jour.

Le Canada avec le Japon, et la Russie, tente de détruire le protocole de Kyoto. Les pays en voie de développement se trouvent désespérés, comme le changement climatique est un enjeu même plus importants pour eux, à cause de leur vulnérabilité géographique et sociale. Pour eux, une nouvelle phase du protocole s’agit d’une précondition pour tout compromis sur leurs propres émissions de gazes à effet de serre, et on entend des menaces, de la part de la Bolivie, de qu’elle pourrait sortir entièrement du processus. D’autres pays se compromettent davantage, même sans aucun garanti de la part des pays en voie de développement. Aujourd’hui, les médias ont indiqué que l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud pourraient accepter des contraintes légales sur leurs émissions de gazes à effet de serre, ce qui est un retour total sur leurs positions jusqu’à date.

On commence à voir comme la position du Canada est honteuse. Commence est-ce qu’une population qui ne gagne que $1 ou $2 par jour pourrait réduire ses émissions ? Ne pas… chauffer sa bouffe et sa maison ?

D’autre part, les États-Unis bloquent aussi le progrès sur plusieurs domaines jusqu’à temps que la Chine accepte des conditions très strictes de mesure, rapportage et vérification des émissions. Il s’agit de l’enjeu qui arrêt le progrès sur le financement et l’adaptation qu’on imaginait pour Cancún. D’autres pays jouent aussi des rôles négatifs, généralement ou à certains sujets spécifiques, y inclus le Japon, la Russie, l’Australie, l’Arabie Saoudite, etc.

On voit comment le Canada bloque les négociations internationales parmi les plus importantes de notre époque. On s’attend à mieux du pays. C’est honteux, affreux. Il n’y pas grand chose d’autre à dire… Sauf, agissez. Reprenons notre pays.

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