Le Québec prend sa place au Sommet des leaders climatiques

par Catherine Gauthier

En arrivant hier matin au Climate Leaders Summit, j’ai reconnu un bel accent québécois parmi les personnes présentes, peu de temps avant les premiers discours des leaders du climat. En effet, le Québec est très présent dans les initiatives prises par les États fédérés, les provinces et les régions. À ce sommet, j’ai pu discuter avec notre Ministre de l’Environnement, du Développement durable et des Parcs, Pierre Arcand.

La journée de mardi a débuté avec des allocutions de la part de figures internationales qui prennent les devants et font des efforts pour apporter des solutions à leur échelle aux changements climatiques. Parmi ces leaders, le Premier ministre du Québec, Jean Charest, a présenté le cas québécois qui, malgré un gouvernement fédéral ignorant les changements climatiques, effectue un travail notable.

J’aurais aimé pouvoir attraper M. Charest après son discours afin d’en savoir davantage sur l’ultimatum qu’il a lancé à Stephen Harper, mais il semblait fort occupé et demandé par ses homologues de la scène internationale. Je me suis donc rabattue sur le Ministre Arcand que j’avais rencontré pour la première fois la veille. J’ai, cette fois, pu discuter davantage avec lui de la position du Québec dans les négociations internationales sur le climat.

Le Ministre m’a dit espérer que « le Québec serve d’exemple ». En effet, come le Québec n’est pas un État, il ne lui est pas possible d’agir au même titre que les parties à la Convention. Par contre, la province québécoise fait preuve d’un leadership remarquable. Ainsi, le Québec « continue de dire aux autres [délégués] ce que nous faisons, que nous avons réduit d’un pour cent nos émissions par rapport à 1990 » m’expliquait Arcand.

Sans grande surprise, le gouvernement du Québec désapprouve fermement la position défendue par le gouvernement canadien. Et il n’est pas le seul! Même la Secrétaire exécutive des Nations Unies a affirmé, la semaine dernière, que les seuls pays qui posaient problème – quant à la deuxième période d’engagement du Protocole de Kyoto – étaient le Japon, la Russie et le Canada.

Ce qui m’inquiète encore davantage, c’est que le gouvernement actuel n’agit aucunement en suivant la volonté de sa population. Depuis sa prise de pouvoir en 2006, le gouvernement n’avait pas l’intention de respecter les engagements internationaux du pays en regard des changements climatiques. C’était tout juste après la Conférence de Montréal, en 2005, qui avait été présidé par Stéphane Dion et qualifiée unanimement de réussite.

Hier, les efforts de Jean Charest ont été reconnus au Climate Leaders Summit. Il est désormais vu par ses pairs comme un exemple à suivre. En dépit de cette reconnaissance, je souhaiterais encore voir des résultats plus encourageants découlant de ce fort leadership environnemental. En réalité, malgré tous ces beaux discours, nos émissions n’ont diminué que d’un pour cent… Enfin, je demeure certainement plus fière de pouvoir représenter le Québec ici que le Canada.

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