Les enfants du climat

Pour suivre cette série d’amplification de la voix des groupes sous-représentés, j’adresserai dans ce blog le besoin d’inclure la jeunesse, et plus particulièrement les enfants dans les négociations. C’est notamment dans cette optique que j’ai assisté aujourd’hui à présentation « L’engagement des jeunes en tant que futurs porteurs des effets dans changements climatiques » où Yvo de Boer, ancien secrétaire exécutif de la CCNUCC, Mary Robinson et quelques enfants du monde ont partagé leur expérience avec les changements climatiques.

Walter a douze ans, vient du Belize et est un ambassadeur du climat. Il est une victime des changements climatiques. Les ressources de son pays sont hautement menacées par les catastrophes naturelles intensifiées par le climat changeant. Il croit fermement que « si nous prenons soin de la planète, elle prendra soin de nous en retour. »

Coralie a quatorze ans et est Haïtienne. Elle a vu son pays ravagé par des ouragans 14 fois en 14 ans, en excluant le tremblement de terre de janvier dernier. Elle est grandement inquiète de l’érosion occasionnée par la déforestation.

Maran vient de l’Indonésie et a dix-sept ans. Récemment, elle a perdu un ami lors d’une sortie scolaire à cause d’une inondation imprévue. Ces évènements sont très fréquents dans son pays et l’empêche régulièrement de se rendre à l’école.

Wendolyn est mexicaine et a 16 ans. Ce qui la préoccupe, c’est les allégations des sceptiques aux changements climatiques. Pour elle, lorsque ces gens nient les changements climatiques, ils nient aussi la dévastation des villages du Mexique et les vies qui sont emportées par celle-ci. Elle se demande si les dirigeants font véritablement tout ce qu’ils peuvent pour y remédier.

De Boer avait une conclusion assez puissante par rapport aux jeunes et les négociations. Ayant présidé plusieurs de ces rencontres, il en est venu à constater qu’à force de se côtoyer si souvent et si longtemps, les négociateurs en viennent à oublier ce pour quoi ils négocient. Non seulement les jeunes doivent être impliqués le plus tôt possible dans la cause des changements climatiques parce qu’ils y seront confrontés plus que jamais dans le futur, mais parce qu’ils sont également des agents de motivation pour les négociateurs.

Il est du devoir de la génération présente de se responsabiliser face aux changements climatiques et de comprendre qu’un manque à cet égard engendre un conflit intergénérationnel sévère.

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