Encore beaucoup de travail pour les générations futures

Par Catherine Gauthier

Hier après-midi, la jeunesse a eu le privilège de discuter avec la Costaricaine Christina Figueres. Suite à la démission d’Yvo de Boer après la Conférence de Copenhague, nous étions plusieurs à être impatients de rencontrer la nouvelle secrétaire exécutive des Nations Unies. Malgré un horaire bien chargé, Figueres s’est présentée avec une quinzaine de minutes de retard, mais aussi avec beaucoup d’énergie positive! La Costaricaine a d’abord reconnu le travail exemplaire du gouvernement mexicain dans ses efforts d’engager le public, et ce, de leur propre initiative. Le Mexique a ainsi contribué à briser la glace (je vous assure, le climat est tout de même très chaud ici!) entre parties et entreprises. Il y a d’ailleurs là quelque chose d’intéressant qui pourrait se transformer en un processus ou une plateforme davantage structurés.

En effet, le Mexique a pris les devants, et Christina Figueres espère des résultants intéressants à Cancun. La conférence qui se déroule doit parvenir à mettre en place une structure de base aux parties. Nous sommes également attentifs à deux aspects importants : le degré d’ambition qui est insuffisant et doit rapidement s’accroître, et la nature légale du texte négocié. Ici, nous tentons de sauver ce qui ne s’est pas produit l’an dernier, à Copenhague.

Ainsi, Figueres ne recherche pas la perfection. Au contraire, Cancun est une première étape, mais une étape qui se doit d’aller dans la bonne direction. Il est essentiel de parvenir à se donner une base commune sur laquelle les parties pourront travailler et collaborer ensemble. La secrétaire exécutive ne parle pas qu’en termes de mitigation ou de finance; elle souhaite inclure dans le débat des aspects tels que les droits des peuples indigènes, le rôle des femmes, la place des jeunes ou les droits de l’homme.

Ces questions requièrent une attention particulière, car nous ne les avons pas encore abordées. Par ailleurs, Figueres suggère de les mettre de l’avant, dès le préambule du texte. Toutefois, ces éléments devront être adressés plus tard. À Cancun, « nous alourdirions le processus tout entier si nous incluions ces attentes élevées. » Même si Christina Figueres se dit être de tout cœur avec la jeunesse, nous devons être réaliste et réaliser qu’il est beaucoup trop dangereux de compromettre toutes les négociations avec de telles attentes.

Ainsi, si les attentes sont trop élevées, nous n’obtiendrons rien de cette conférence. D’ailleurs, si on remet les choses en perspective, Cancun représente une étape et rien d’autre qu’une étape dans un processus très long et aussi très lent. Figueres a affirmé, au sujet des changements climatiques : « il a fallu plus d’un siècle pour les produire; il faudra également un certain temps pour y remédier. »

Nous s’entendons tous pour dire que les cibles et objectifs actuels sont nettement en-deçà des efforts que nous devons mettre pour éviter les impacts des changements climatiques. Les États fédérés, provinces et même les villes font des efforts considérables qui méritent une certaine reconnaissance et des encouragements. Et je vous disais que Figueres était positive, eh bien, elle a ajouté à ce sujet que : « c’est bien, parce que nous aurons encore du travail pour l’an prochain, et pour les générations futures! »

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