Nous devons faire vite car Halifax est en train de couler!

Emilie Novaczek, traduit par Arielle Kayabaga

C’est la première journée de la CdP16 et après avoir passé une nuit blanche à d’écrire des communiqué de presse qui devaient être prêts aujourd’hui, après avoir eu des rencontres sur les politiques autour de la piscine, après avoir passé toute la journée à chercher une connexion internet fiable, j’ai commencé à réfléchir à comment je suis arrivée ici, pour faire partie de la délégation de la jeunesse canadienne et de ce mouvement

Toute ma vie, j’ai habité dans des régions côtières. Je suis née sur l’île du Prince-Édouard où l’océan n’est jamais trop loin. J’ai passé quelques années sur Ambon, une petite île en Indonésie. Présentement, je vis et j’étudie dans la péninsule d’ Halifax en Nouvelle-Écosse.  La première fois que j’ai été initiée aux changements climatiques c’était à travers les menaces constantes de la hausse de niveau de l’eau.  

L’Île du Prince-Édouard est une île de roches sablonneuses  à même le niveau de l’eau. La vitesse de l’érosion y est une des plus rapides en Amérique du nord et avec la température globale qui continue à augmenter nous perdons de plus en plus de nos côtes à chaque année.  Les problèmes auxquels  font face  l’IPE ni ne commencent ou ne finissent avec la hausse des niveaux de l’océan, puisque comme avec tous problèmes environnementaux, il y a plusieurs facteurs en jeu. Pendant que l’eau  monte et que les plages disparaissent, les scénarios climatiques deviennent de plus en plus sévères à leurs tours. Cela veut dire que non seulement les tempêtes deviennent plus fréquentes et plus néfastes, elles arrivent à toucher de plus en plus de communautés, simplement puisque le niveau de l’eau monte plus haut le long des côtes.

Même si Halifax n’a pas le même niveau d’érosion, plusieurs problèmes sont reliés et aggravés à cause de la hausse du niveau de l’eau. Comme à l’IPE, les fortes vagues causées par les tempêtes et la sévérité grandissante de la saison des ouragans représentent de grands risques pour les citoyens. Cette année a été enregistrée comme étant une des pires saisons des ouragans jamais vues et ici, personne n’oubliera avant longtemps l’ouragan Juan. Juan nous a laissé sans électricité pour plusieurs jours, a endommagé les infrastructures et décimé des sections complètes de forêts dans le parc Point Plaisant. En plus de ces problèmes, nous sommes en train de couler, littéralement, nous coulons. Puisque la hausse du niveau de la mer ici est des deux fois plus grand que la moyenne Halifax est en train de devenir submergés; (d’après la Table ronde nationale sur l’environnement et l’économie, la moyenne globale est entre 15 à 20 cm, alors qu’à Halifax, la hausse a déjà atteint 32 cm durant la même période).

Mais ces problèmes ne sont pas juste des problèmes environnementaux ou géographique; la perte des terres côtières devient rapidement un problème sociale et économique. Dans les zones urbaines, les maisons et les industries sont construites juste au bord de l’eau. Je sais que plusieurs communautés côtières, de Rustion à l’IPE où je travaillais, jusqu’à l’île de Montréal, sont à quelques mètres près du niveau de l’eau actuellement. Avec les changements auxquels on fait face présentement, nous avons donc des infrastructures essentielles qui ne font qu’attendre d’aller nager!

Ecrit par Emilie Novaczek

Traduit par Arielle Kayabaga

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