La Délégation de la Jeunessse Canadienne présente sa position politique

Marie-Marguerite Sabongui et Amara Possian

Après plusieurs semaines de travail, la DJC est très heureuse de vous présenter sa déclaration de politique générale. La politique est l’un des aspects les plus importants des négociations sur les changements climatiques, mais on sait qu’elle effraie aussi plusieurs de nos lecteurs. Nous avons donc fait de notre mieux pour veiller à ce que les descriptions et les recommandations contenues dans notre déclaration soient très claires et complètes. Pour chaque point majeur, en plus de la position de la DJC, la déclaration fournit un résumé, une description des sujets controversés, ainsi que la perspective du gouvernement canadien.

Dans ce blogue, je vais vous donner un aperçu rapide des éléments-clés de la position politique de la DJC, mais si vous souhaitez de plus amples détails, vous êtes fortement encouragés à consulter le document complet

Comme d’habitude, le Canada est arrivé aux négociations les mains vides. Il y a à peine plus d’une semaine, la Loi sur la responsabilité en matière de changements climatiques (projet de loi C-311) a été réfutée au Sénat, sans débats. Il s’agissait de la seule loi sur le climat. Quelques semaines auparavant, le ministre de l’environnement, Jim Prentice, a démissionné sans préavis. Son remplaçant, le ministre de l’Environnement par intérim, John Baird, n’a pas un historique très impressionnant quand il s’agit de politique climatique. Le porte-parole libéral pour l’environnement, Gerard Kennedy, n’a été nommé qu’en Septembre 2010, très récemment. En outre, le négociateur en chef, Guy St-Jacques, a remis en question l’ensemble du processus CCNUCC la semaine dernière. Tout cela n’a pas l’air si prometteur pour le Canada.

Mais tout n’est pas négatif. Plusieurs pays industrialisés et en voie de développement prennent des mesures responsables pour répondre à leurs engagements internationaux. La Norvège a des partenariats d’un milliard de dollars avec l’Indonésie et le Brésil pour éviter la déforestation. L’Afrique du Sud a été au-delà des attentes des pays en voie de développement, en fixant des objectifs vigoureux pour atténuer les émissions. Le gouvernement de coalition australien travaille en ce moment à développer une loi sur le climat.

En s’engageant à mettre en œuvre une politique climatique responsable, le Canada peut toujours rétablir sa réputation sur la scène internationale:

  • Le Canada doit cesser d’être à la remorque des Etats-Unis, et doit cesser de mettre de la pression sur les gouvernements internationaux pour mettre leur politique climatique au service d’un gain économique.
  • Malgré le fait que le Canada fut l’un des premiers pays à signer le protocole de Kyoto en 1998, les émissions canadiennes ont augmenté considérablement, au-delà des niveaux de 1990. Le Canada doit adopter un agrégat d’objectifs de réduction des émissions de plus de 40%, d’ici 2020, par rapport à 1990, dans un accord ambitieux, équitable et juridiquement contraignant. De plus, il doit soutenir cet objectif par de vigoureuses législations au niveau domestique.
  • Le Canada doit accepter sa responsabilité internationale et doit ralentir le développement des sables bitumineux, une énorme source d’émissions de gaz à effet de serre, de pollution aquatique et aérienne, mettant  en péril la biodiversité.
  • Le Canada doit appuyer la création d’un fonds International d’Adaptation, qui sera géré d’une manière souveraine, transparente et équitable. Le Canada doit contribuer à ce fonds pour les populations les plus vulnérables, qui sont souvent aussi les moins responsables des émissions. Ce financement doit être nouveau et additionnel au soutien financier public existant, et doit être fait sous forme de subventions, et non de prêts.
  • Les mécanismes de protection des forêts, qui absorbent naturellement les émissions de gaz à effet de serre, ne doivent pas être motivés par le profit. Lors de l’élaboration d’un mécanisme de protection des forêts, le Canada doit appuyer l’inclusion de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, puisque ces populations sont souvent dépendantes des forêts pour leur subsistance.
  • Le Canada doit accepter les normes internationales pour la mesure, la notification  et la vérification (MRV) des émissions de gaz à effet de serre provenant de toutes les sources, notamment la foresterie, l’agriculture ainsi que les émissions de l’aviation et du transport maritime.
  • Le Canada doit fournir sa juste part de technologies d’énergie propre pour le développement mondial, et ne doit pas laisser cette tâche critique dans les mains des initiatives privées.

Notre équipe poursuivra les énonces des intentions  politiques canadiennes au cours des négociations, alors restez branchés !

Comments
One Response to “La Délégation de la Jeunessse Canadienne présente sa position politique”
  1. tasharpeters says:

    Clarification: Ce poste a été ajouté par Marie-Marguerite Sabongui (pas Daniel T’seleie)

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