La participation des association de travailleurs à la CCNUCC

Depuis longtemps, des organisations syndicales d’un peu partout à travers le monde sont elles aussi préoccupées par les changements climatiques. Par exemple, le Congrès du travail du Canada et le Réseau jeunesse des travailleurs canadiens de l’automobile sont deux associations qui sont membres de la Coalition canadienne des jeunes pour le climat (CCJC). Je vais donc commencer ici par vous donner une introduction sur la participation de ces groupes à la CCNUCC et, dans les semaines à venir, nos délégués impliqués dans ces organisations vous en parlerons d’avantage.

Les associations de travailleurs sont impliquées dans le processus de la CCNUCC depuis le Protocole de Kyoto, et continuent encore à l’être aujourd’hui. Bien que des individus et des syndicats nationaux participent aux conférences de l’ONU, la Confédération syndicale internationale (CSI), qui a été fondée en 2006, est le plus grand groupe qui y assiste. La
CSI comprend des associations de plus de 151 pays, et elle unit la voix des travailleurs provenant de partout dans le monde sur la question des changements climatiques.

Comme pour de nombreux groupes de la société civile, la présence de la CSI augmente au fil des annnées. Il y a deux ans à la CdP14, il y avait 90 délégués de la CSI, tandis que l’an dernier à la CdP15, il y en avait 420. Les syndicats ont obtenu le statut officiel à l’ONU pour la première fois à la CdP14 (ils sont connus comme les Organisations de syndicats non-gouvernementaux ou TUNGOS), ce qui leur donne un statut plus élevé et un accès plus direct à la CCNUCC. À Cancún, les TUNGOs seront encore présents et actifs de façon similaire aux groupes jeunesses à bien des égards: lobbying au près des responsables gouvernementaux, conférences de presse, et réunions. De plus, il y aura le pavillon “Le monde du travail” qui sera dédié aux associations syndicales du 2 au 7 décembre et divers événements secondaires seront organisés, dont un de la CSI le 9 décembre.

Plusieurs enjeux qui nous concernent en général en tant que jeunes concernent également les associations de travailleurs: les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, l’adaptation, et le transfert de technologies. En général, voici quelque positions de la CSI:

Protocole de Kyoto: La conférédation syndicale internationale appui le Protocole de Kyoto.

Cibles fondées sur la science: La CSI supporte les cibles de réductions des émissions de gaz à effet de serre basées sur les scénarios de 2020 et de 2050 du GIEC. Le Congrès
du travail du Canada a milité à la CdP15 avec d’autres groupes progressistes pour que l’année de référence des cibles de réductions du Canada soit toujours 1990.

Processus de l’ONU vs l’accord de Copenhague: La CSI supporte le processus de l’ONU et demeure très critique vis à vis l’Accord de Copenhague

Un des enjeux majeur consiste à plaidoyer pour une «transition juste», donc s’assurer d’un cadre de référence pour un changement durable et équitable vers une économie faible en carbone. Essentiellement, les travailleurs dans les industries traditionnelles doivent également être protégés par la création de nouveaux emplois (des emplois verts idéalement), la
transition vers d’autres emplois, ou, si cela n’est pas possible, l’indemnisation, avec un traitement équitable des travailleurs, de leurs familles et des communautés. Assurer une transition juste exige des programmes et des politiques de la part de nos gouvernements. Je vous invite à consulter les discussions du Congrès du travail sur une transition juste sur
leur siteweb.

Au Canada, le Réseau de l’économie verte est un partenariat entre le travail, la justice sociale et les groupes environnementaux. Parmi ceux-ci, ont retrouvent des groupes comme le Congrès du travail du Canada, le CCJC et la Fondation David Suzuki. Similaire à l’association américaine “Blue Green Alliance”, leur vision établit des liens entre le traitement de l’environnement naturel et les êtres humains, et déclare que: “Nous devons repenser notre système de transports pour nous-mêmes, et pour la circulation des marchandises, pour l’utilisation de l’eau, les industries de combustibles fossiles, et le chauffage de nos maisons et de nos entreprises. Ce faisant, nous avons également besoin de réduire notre dépendance aux combustibles fossiles et de lutter contre la pauvreté et les inégalités qui affligent notre société. En bref, nous devons bâtir une économie verte qui transforme les modes de production et de consommation dans notre société, qui rend les emplois existants plus respectueux de l’environnement, qui créer de nouveaux emplois verts qui sont sains, convenablement rémunérés et sécuritaires dans les différents secteurs de la société et, finalement, une économie verte qui s’attaque aux inégalités économiques et sociales de notre temps.” Il existe de nombreuses synergies entre les préoccupations de l’environnement et du travail sur les changements climatiques. Des groupes de divers horizons travaillent donc ensemble au cours des CdP comme à Cancùn, ainsi que tout au long de l’année, pour plaidoyer pour un avenir durable, une transition juste vers une économie verte, et une action forte sur les changements climatiques.

Merci à Natalie Meltzer pour les informations générales fournies sur le travail au cours des CdP

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