Conseiller, présenter et plaider: académiciens aux négociations sur les changements climatiques.

Tandis  qu’en décembre, la plupart des étudiants du premier cycle sont dans les bibliothèques pour se préparer aux examens,  plusieurs académiciens vont quitter leur tour d’ivoire pour participer aux négociations de la  CdP 16  sur les changements climatiques.  Le « secteur académique et scientifique » fait partie de la « société civile » lors des négociations (bien que certains académiciens fassent partie des délégations officielles, donc qui ne sont pas restreints de la même manière que la société civile.)  En tant qu’arène politique fondée sur une telle complexité biophysique et socio-économique, l’Organisation des Nations Unies sur les changements climatiques doit s’appuyer largement sur l’expertise de spécialistes en sciences physiques et sociales par différentes avenues, y compris le célèbre Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC).

Les académiciens participant à la CdP16 présenteront dans le cadre des nombreux événements parallèles, tiendront des expositions, participeront à des sessions techniques et académiques, feront la promotion de la recherche et des programmes de leurs institutions et, bien sûr, observeront les négociations. Certains y participent dans le cadre de leur recherche,  qu’il s’agisse de communiquer avec d’autres experts sur un sujet ou d’étudier l’événement lui-même (Je connais une étudiante de deuxième cycle qui, l’année dernière, a participé à Copenhague, dans le cadre de ses recherches sur la façon dont les activistes se servent des médias sociaux).

Comme membres d’une délégation officielle, les académiciens peuvent agir comme conseillers, en particulier sur des questions techniques ou scientifiques. Il est important que les négociations sur les changements climatiques soient menées avec une compréhension approfondie de la science des changements climatiques et leurs conséquences socio-économiques. Tout de même, il y a des critiques qui soutiennent que la présence de si nombreux scientifiques et académiciens crée un biais en faveur des solutions techniques qui ne tiennent pas compte des connaissances et des valeurs culturelles. D’autres académiciens prônent l’importance de l’apprentissage des cultures autochtones et veulent s’assurer que les méthodes proposées pour faire face aux changements climatiques ne soient pas au détriment des communautés locales ou des traditions culturelles. Ceux-là sont plutôt moins nombreux et n’ont souvent que de faibles relations avec les délégations nationales.

Bien que de nombreux académiciens agissent uniquement à titre de conseillers, d’autres font un plaidoyer important. De nombreux universitaires vont suivre attentivement de loin (surveillez les  blogs à venir, sur la façon dont vous pouvez suivre les séances plénières via livestream). Le climatologue canadien bien connu Andrew Weaver a  participé à de nombreuses entrevues relatives aux négociations de la CdP15, à Copenhague, et sera sans doute à nouveau dans les médias lorsque le coup d’envoi des négociations sera donné, dans un peu plus d’une semaine. Restez à l’écoute des mises à jour de Cancun, sur les activités des académiciens canadiens pendant la CdP !

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